Une édition 2026 centrée sur les parcours longs
Du 14 au 18 septembre 2026, la Semaine de la sécurité des patients s’inscrit dans la dynamique de la Journée mondiale portée par l’Organisation mondiale de la santé.
Le thème retenu — « Maladies non transmissibles : accompagner en toute sécurité » — marque un tournant : la sécurité ne se limite plus à l’acte de soin, elle concerne désormais l’ensemble du parcours.
Maladies non transmissibles : un enjeu majeur de sécurité des patients
Les maladies non transmissibles (cancer, diabète, maladies cardiovasculaires, troubles psychiques) s’inscrivent dans des prises en charge longues, complexes et évolutives.
Dans ces situations, les risques ne sont pas toujours visibles. Ils émergent souvent de manière progressive. La sécurité des patients devient alors un enjeu de continuité et de cohérence dans le temps.
Des risques diffus mais cumulés
Contrairement aux situations aiguës, les parcours chroniques exposent à des risques répétés et cumulés.
Un événement indésirable est rarement lié à une seule erreur. Il résulte le plus souvent d’une succession de micro-écarts.
C’est ce que l’on retrouve notamment dans les analyses du circuit du médicament, où la complexité des situations réelles met en difficulté l’application stricte des protocoles.
Polymédication : un facteur clé de vulnérabilité
La polymédication constitue un point de vigilance central dans les maladies non transmissibles. Elle expose à des interactions médicamenteuses, des erreurs de dosage et des incompréhensions du patient. Ces situations, fréquentes, nécessitent une vigilance constante et une approche structurée, travaillée notamment dans les formations alignées avec les exigences de la HAS sur la sécurisation médicamenteuse.
Le patient, acteur de sa propre sécurité
Dans les parcours de maladies chroniques, le patient joue un rôle actif dans la gestion de sa santé. Il participe à la prise de ses traitements, à la surveillance des symptômes et prend des décisions du quotidien. Cela implique de sécuriser non seulement les pratiques professionnelles, mais aussi la compréhension et l’autonomie du patient. Les approches centrées sur l’expérience patient et la bientraitance permettent de mieux intégrer cette dimension.
Sécuriser les parcours : un enjeu organisationnel
Le thème 2026 met en lumière la nécessité de passer d’une logique centrée sur l’acte à une logique centrée sur le parcours. Il en découle une nécessité de fiabiliser les transmissions entre la ville et l'hôpital. La coordonation entre les acteurs professionnels ainsi que le patient et son entourage sont indispensables. Ces compétences sont au cœur des formations aux facteurs humains et à la communication en équipe, indispensables pour fiabiliser les situations complexes.
Une semaine pour agir concrètement
La Semaine de la sécurité des patients vise à renforcer la culture de sécurité, diffuser des outils et valoriser les initiatives. Son impact dépend toutefois de son appropriation par les équipes. Utilisée comme levier de travail, notamment via la simulation et le débriefing structuré, elle permet d’ancrer des pratiques concrètes et durables.
Vers une sécurité des patients durable
Les maladies non transmissibles imposent de repenser la sécurité des patients à l’échelle du temps long.
La fiabilité ne repose plus uniquement sur les protocoles, mais sur la capacité du système à :
- s’adapter
- coordonner
- anticiper
La sécurité des patients devient ainsi une propriété du parcours, et non plus seulement de l’acte.



